14 juin 2024

Tirana et le nord de l’Albanie

Tirana

  • Commencer par une visite guidée de deux heures avec des guides locaux regroupés sous la bannière « Tirana Free Tour » est une excellente introduction. Démarrant à 10 het 14 h (à confirmer selon la saison) devant l’opéra (Place Skanderbeg), elles sont gratuites et un pourboire s’impose au vu de la qualité des explications.
  • Le Bunk’Art (bunker de l’époque communiste) et le télécabine (Dajti ekspres) qui mène au sommet de la montagne Dajti sont au nord-est de la ville et très proches l’un de l’autre. Il est fortement recommandé de les visiter la même journée pour ne pas avoir à retourner dans cette partie excentrée de la ville et pour éviter de perdre davantage de temps dans les embouteillages et dans un autobus bondé.

Krujë

  • Situé à une heure -une quarantaine de kilomètres- de Tirana, Krujë est considérée comme le berceau de l’Albanie. Elle compte une citadelle, un vieux bazar datant de l’époque ottomane et un musée en l’honneur de Skanderbeg, le héros national qui y naquit. Depuis Tirana, l’option la plus économique pour s’y rendre est d’aller jusqu’à la gare routière située au croisement de l’autoroute SH2 et de la route E762, en face du centre commercial CasaItalia. Il est à noter que la plupart des furgons s’arrêtent à Fushë où les correspondances pour Krujë sont nombreuses. Il est fortement recommandé de partir de Tirana le matin pour y retourner dans l’après-midi. Il est aussi théoriquement possible de poursuivre vers Lezhë ou Shkodër en furgon mais il faut valider les horaires.

Shkodër

  • Louer un vélo est une excellente option pour se rendre, au nord-est de la ville, au pont ottoman de Mes, et au sud de la ville à la citadelle de Rozafa et au village de Shirokë, sur les bords du lac de Shkodër.

Lac de Koman – Fierzë – Valbonë – Thethr

  • La randonnée Valbonë – Theth -ou dans l’autre sens- dans les Alpes dinariques est magnifique. Il faut néanmoins avoir une bonne condition physique car la montée -et la descente- est exigeante, surtout avec un sac à dos sur les épaules. Pour faire la boucle avec comme point de départ et d’arrivée Shkodër, il faut traverser sur un bateau le superbe lac artificiel de Koman, lequel a tout d’un fjord.
  • Les étapes étant déterminées, la question principale est : dans quel sens faire le parcours? Il faut savoir que Theth est à 2 heures de route de Shkodër alors que Valbonë est à plusieurs heures de transport (entre 6 et 8).
  • Voici quelques recommandations :
    1. Vérifier les prévisions météo car elles peuvent influencer le sens de la randonnée;
    2. Les réservations pour l’hébergement à Valbonë et Theth peuvent se faire, du moins hors saison, un jour pour le lendemain donc passez à l’action une fois le sens déterminé;
    3. Pour chacun des deux villages, renseignez-vous sur l’emplacement du gîte choisi car les établissements sont éparpillés sur toute la vallée, parfois à quelques kilomètres du centre névralgique -qui consiste à trois fois rien-;
    4. Il est possible de se ravitailler sur place -surtout à Theth- mais, les prix étant plus élevés qu’en ville et le choix très succinct, il vaut mieux prévoir quelques provisions;
    5. À Theth, à part l’église et quelques maisons traditionnelles dont une kulla (maison fortifiée), les excursions tiennent le haut du pavé, dont une de 6-7 heures aller-retour qui mène à la source d’eau dite de l’Œil bleu.
  • Pour ma part, j’ai opté pour le sens Valbonë-Theth. Comme indiqué, en cas de nécessité ou de changement de plan, il est plus simple et plus court de rejoindre Shkodër depuis Theth. Bien m’en a pris car, à cause de la pluie, j’ai préféré écourter mon séjour à Theth et poursuivre ma découverte du pays.

Berat

  • À ne pas manquer. La ville offre deux quartiers distincts de part et d’autre de la rivière Osum.
  • La gare routière est située relativement loin du centre-ville, au nord, sur la SH72. Un autobus urbain fait le trajet. Repérez les arrêts et renseignez-vous au préalable sur les horaires des bus et furgons.

Korçë

  • Cette ville est proche des frontières macédonienne et grecque et y accéder depuis Berat n’est pas facile. Il a fallu prendre un furgon jusqu’à Elbasan, puis un bus qui se rendait en Grèce, et enfin un dernier furgon hélé à un rond-point à l’extérieur de la ville car le bus ne se rendait pas à la gare routière.
  • L’étape suivante étant Gjirokastër, repartir de Korçë fut aussi compliqué que de s’y rendre. Un furgon était censé faire le trajet tous les jours mais, étant hors saison, il ne le faisait que 3 fois par semaine. Retourner à Tirana, changer de gare routière afin d’arriver à Gjirokastër pour honorer la réservation faite fut une bonne idée. Un des avantages d’un pays de cette taille.

Lisez également nos recommandations et conseils génériques ainsi que ceux pour le sud de l’Albanie.

Voyageur et photographe, le monde est mon terrain de jeu.

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